Vous êtes ici : Accueil > Informations > Les différentes formes de violences
Le fait qu’une femme ne présente pas de blessures physiques, ne signifie pas qu’elle n’ait pas été violentée.
« T’es bonne à rien ! »
« Regarde de quoi t’as l’air »
« T’es qu’une incapable »
« Tu ne reverras jamais les enfants »
« Si tu me quittes, j’te fais la peau »
La violence psychologique s’exprime par des attitudes diverses, des propos méprisants, humiliants. Le compagnon violent renvoie à la victime une image d’incompétence, de nullité. Il l’atteint dans son image à travers le regard des autres.
La victime perd progressivement confiance en elle et en ses possibilités. Peu à peu s’installent le désespoir, une acceptation passive de la situation. Elle s’isole, s’enferme dans la honte, n’ose plus prendre d’initiative. Cette violence peut conduire à la dépression, à l’alcoolisme, au suicide.
Des menaces… encore des menaces.
Hurlements et vociférations et inversement silence,
Chuchotements inaudibles
Insultes, grossièreté, obscénités, injures sexuelles
La violence verbale peut s’entendre.
Si des conjoints violents haussent le ton pour intimider, d’autres prennent une voix suave, et la victime reconnaît bientôt la tonalité dangereuse.
D’autres encore gardent le timbre habituel, mais couvrent d’injures, de menaces ou de sarcasmes.
Ces deux formes de violences psychologiques et verbales permettent à l’agresseur, sans porter aucun coup, d’atteindre le but recherché :
Atteinte à l’intégrité corporelle :
- cracher au visage, bousculer…
Causer des blessures :
- morsures, entailles, brûlures, fractures…
Violence physique contre ou avec des objets :
- détruire vaisselle et mobilier, ce qui vient de la famille…
- déchirer les papiers personnels, les vêtements…
Contrairement à une idée répandue, la violence physique n’est pas toujours présente dans les situations de violence conjugale.
Le partenaire utilise cette forme de violence quand sa compagne manifeste encore trop d’indépendance à son goût, quand il n’a pas réussi à contrôler tout le comportement de celle-ci. Il devient alors brutal, passe aux coups ou à la contrainte physique.
Elle vise à priver de ressources. Plusieurs cas de figure se présentent :
Quand la femme n’est pas salariée :
Quand la femme est autonome financièrement :
La violence économique s’exerce différemment selon les milieux. Elle aura pour objet de déposséder la victime de toute autonomie financière.
Sévices sexuels et viols :
Pornographie :
Exploitation sexuelle :
La violence sexuelle est plus cachée. L’homme violent oblige sa compagne à avoir des rapports sexuels malgré elle, selon ses fantasmes, avec lui ou avec d’autres partenaires. Il peut la forcer à se prostituer. Les viols, les agressions sexuelles, les rapports acceptés sous la contrainte ou pour calmer le partenaire sont réguliers.
Les victimes ont beaucoup de mal à parler d’une violence liée à une sexualité qui reste associée au devoir conjugal.
Définition légale de l’agression sexuelle :
L'agression sexuelle est : "Toute forme d'agissement sexuel qui se produit avec violence, menace ou contrainte ou surprise", mais, contrairement au viol, ne comporte pas de pénétration sexuelle.(Code Pénal art 222-22 à 222-26)
L'agression sexuelle est un délit.
Définition légale du viol
Depuis la loi du 23 décembre 1980, le viol est défini dans le Code Pénal : comme "tout acte de pénétration sexuelle" (c'est ce qui distingue le viol des autres agressions), "de quelque nature qu’il soit " (c'est à dire toute pénétration vaginale, anale, orale ou pénétration par les doigts ou par des objets), " commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ".
(Code Pénal art. 222-23 à 222-26)
Le viol est un crime.