Le conjoint violent a souvent deux
visages : agréable, charmant dans la vie sociale, jaloux,
méprisant, tortionnaire à la maison.
Très souvent, on ne soupçonne pas l’homme violent
de l’être ; il ressemble à tout le monde, c’est
le voisin de palier, l’homme courtois qui rend service dans
le quartier ou le village, le séducteur à qui personne
ne résiste, le cadre dynamique que toutes et tous trouvent
merveilleux, le chef d’entreprise performant, l’homme
aux responsabilités multiples, celui dont la fonction force
le respect…
La violence conjugale peut toucher
tous les milieux socio-économiques, quels que soient le statut
social, l’âge, le niveau de scolarité, la profession
ou la religion.
Le passé de violence (personnel ou familial) de l’agresseur
ou de la victime, l’alcool ou la consommation de drogues sont
des facteurs de risque de la violence conjugale, ils n’en
sont pas la cause.
L’alcool peut aggraver les
scènes de violence. Il est souvent mis en avant par les victimes
et les agresseurs pour se déresponsabiliser et justifier
la violence.
L’homme violent s’adapte
et élabore des stratégies en fonction des réactions
de sa partenaire :