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 Auteur de violences conjugales :

Le conjoint violent a souvent deux visages : agréable, charmant dans la vie sociale, jaloux, méprisant, tortionnaire à la maison.
Très souvent, on ne soupçonne pas l’homme violent de l’être ; il ressemble à tout le monde, c’est le voisin de palier, l’homme courtois qui rend service dans le quartier ou le village, le séducteur à qui personne ne résiste, le cadre dynamique que toutes et tous trouvent merveilleux, le chef d’entreprise performant, l’homme aux responsabilités multiples, celui dont la fonction force le respect…

La violence conjugale peut toucher tous les milieux socio-économiques, quels que soient le statut social, l’âge, le niveau de scolarité, la profession ou la religion.
Le passé de violence (personnel ou familial) de l’agresseur ou de la victime, l’alcool ou la consommation de drogues sont des facteurs de risque de la violence conjugale, ils n’en sont pas la cause.

L’alcool peut aggraver les scènes de violence. Il est souvent mis en avant par les victimes et les agresseurs pour se déresponsabiliser et justifier la violence.

L’homme violent s’adapte et élabore des stratégies en fonction des réactions de sa partenaire :

 
  • Négation des faits : il nie la violence elle-même ou sa gravité.
  • Déresponsabilisation et transfert de la responsabilité sur la victime : Il est pourtant totalement responsable de ses agissements. Son comportement violent n’est pas une perte de contrôle mais bien sa façon d’exercer une domination et un contrôle de sa victime. Il utilise la violence parce qu’il ne supporte pas la contradiction.

S’il fait passer la violence physique pour un ou des accidents, les autres formes de violence plus insidieuses et permanentes qu’il utilise aussi (économique, psychologique, verbale) sont une des preuves que ces agissements ne sont pas ponctuels.

La personne violente trouve toutes sortes d’excuses pour expliquer son comportement. Il en attribue la responsabilité au conjoint et utilise n’importe quel prétexte pour justifier sa violence (la salière n’est pas placée au bon endroit, il-elle a dit bonjour au voisin, il-elle a eu une contrariété au travail, il/elle a bu et a perdu le contrôle de ses nerfs...).

UN COMPORTEMENT HORS-LA-LOI : la violence conjugale est punissable par la loi.

 Victime de violences conjugales

Il n'existe pas de profil-type de femme victime de violence conjugale. Toute femme peut, un jour, se retrouver sous l'emprise d'un ami, d'un partenaire ou d'un conjoint violent.

Mais l'histoire personnelle, des périodes de fragilité, de vulnérabilité, peuvent devenir facteurs de risque. La personne qui souffre de cette violence par la faute d'autrui, n'est pas responsable de la violence qu'elle subit.

La femme victime de la violence de son compagnon n'est pas nécessairement une personne sans ressources. C'est peut-être votre collègue de travail, cette commerçante chaleureuse, cette enseignante, votre médecin, cette jeune cadre dynamique à qui tout semble réussir…..et dont on ne soupçonne pas l'enfer quotidien.

Bien sûr, il est difficile de condamner l'homme qu'on aime, d'avouer publiquement l'échec de son couple. Mais si vous êtes victime de violences conjugales, ne pensez jamais que tout cela "s'arrangera" avec de la patience et du temps. Refusez la tolérance ou l'acceptation, et ne vous laissez pas prendre au piège : la violence conjugale est un processus qui s'installe, insidieusement, en cours du temps. Elle fluctue, de tensions extrêmes en rémissions, et finit, à la longue par culpabiliser et dévaloriser la personne qui la subit.
N'attendez pas d'être complètement terrorisée pour réagir.

 Témoin de violences conjugales

Que faire si vous êtes témoin de violence :

  • Alerter la police ou la gendarmerie
  • Soutenir la victime
  • Vous pouvez aussi être amené-e à témoigner.