Accueil
  Actualité
  Informations

- F.A.Q.
- Les violences

  Le CIDFF 43
  Le réseau CIDF
  Nos Activités
  Femmes de H-L
  Nos Partenaires
  Coordonnées
  Plan du site
  Liens utiles
   
     
\\ CIDFF 43 \ Informations \ Les Différentes Formes De Violences conjugales
     
Extranet
Newsletter

 
       
   
 
 - Violence conjugale
 - Vous êtes concernées
 - Les différentes formes de violences
 - Le cycle des violences
 - Les conséquences
 - Que faire en cas de violence conjugale
 - Si vous envisagez une séparation
 - Aides et prestations sociales
 - En cas d'urgence
 - Qui peut vous aider ?
     
 
Le fait qu’une femme
ne présente pas de blessures physiques,
ne signifie pas
qu’elle n’ait pas été violentée.
 
     
 Violence psychologique :

« T’es bonne à rien ! »
« Regarde de quoi t’as l’air »
« T’es qu’une incapable »
« Tu ne reverras jamais les enfants »
« Si tu me quittes, j’te fais la peau »

La violence psychologique s’exprime par des attitudes diverses, des propos méprisants, humiliants. Le compagnon violent renvoie à la victime une image d’incompétence, de nullité. Il l’atteint dans son image à travers le regard des autres.

La victime perd progressivement confiance en elle et en ses possibilités. Peu à peu s’installent le désespoir, une acceptation passive de la situation. Elle s’isole, s’enferme dans la honte, n’ose plus prendre d’initiative. Cette violence peut conduire à la dépression, à l’alcoolisme, au suicide.

Des menaces… encore des menaces.

 Violence verbale :

Hurlements et vociférations et inversement silence,
Chuchotements inaudibles
Insultes, grossièreté, obscénités, injures sexuelles

La violence verbale peut s’entendre.
Si des conjoints violents haussent le ton pour intimider, d’autres prennent une voix suave, et la victime reconnaît bientôt la tonalité dangereuse.
D’autres encore gardent le timbre habituel, mais couvrent d’injures, de menaces ou de sarcasmes.

 

Ces deux formes de violences psychologiques et verbales permettent à l’agresseur, sans porter aucun coup, d’atteindre le but recherché :

  • Créer une tension insupportable pour sa conjointe.
  • Maintenir un climat de peur et d’insécurité.
 Violence physique :

Atteinte à l’intégrité corporelle :
   - cracher au visage, bousculer…

Causer des blessures :
   - morsures, entailles, brûlures, fractures…

Violence physique contre ou avec des objets :
   - détruire vaisselle et mobilier, ce qui vient de la famille…
   - déchirer les papiers personnels, les vêtements…

Contrairement à une idée répandue, la violence physique n’est pas toujours présente dans les situations de violence conjugale.
Le partenaire utilise cette forme de violence quand sa compagne manifeste encore trop d’indépendance à son goût, quand il n’a pas réussi à contrôler tout le comportement de celle-ci. Il devient alors brutal, passe aux coups ou à la contrainte physique.

 Violence économique :
Elle vise à priver de ressources. Plusieurs cas de figure se présentent :

Quand la femme n’est pas salariée :
  • Ne plus donner « l’argent du ménage »,
  • Exiger des comptes au centime près pour le moindre achat,
  • Refuser toute dépense pour l’entretien personnel de la victime…

Quand la femme est autonome financièrement :

  • Lui interdire d’exercer un emploi salarié,
  • L’obliger à changer de profession, faire porter sur son salaire les dépenses incompressibles du ménage,
  • Ne plus participer personnellement aux charges du ménage (frais liés à l’éducation des enfants, frais de logement, emprunts, frais médicaux, alimentation…),
  • Détourner son salaire, revenus déposés sur un compte dont seul le partenaire détient la signature, allocations familiales détournées ,
  • Biens immobiliers de la victime disparaissant sous la gestion bienveillante du conjoint …

La violence économique s’exerce différemment selon les milieux. Elle aura pour objet de déposséder la victime de toute autonomie financière.

 Violence sexuelle :

Sévices sexuels et viols :

  • Coups et blessures sur les parties génitales et sexuelles
  • Agissements sexuels imposés
  • Viols

Pornographie :

  • Contraindre à voir ou à écouter du matériel pornographique
  • Contraindre à poser pour des photos ou vidéos
  • Obliger à prendre des positions dégradantes…

Exploitation sexuelle :

  • Relations imposées avec plusieurs partenaires
  • Proxénétisme…

La violence sexuelle est plus cachée. L’homme violent oblige sa compagne à avoir des rapports sexuels malgré elle, selon ses fantasmes, avec lui ou avec d’autres partenaires. Il peut la forcer à se prostituer. Les viols, les agressions sexuelles, les rapports acceptés sous la contrainte ou pour calmer le partenaire sont réguliers.
Les victimes ont beaucoup de mal à parler d’une violence liée à une sexualité qui reste associée au devoir conjugal.

 
Définition légale de l’agression sexuelle :
L'agression sexuelle est : "Toute forme d'agissement sexuel qui se produit avec violence, menace ou contrainte ou surprise", mais, contrairement au viol, ne comporte pas de pénétration sexuelle.(Code Pénal art 222-22 à 222-26)
L'agression sexuelle est un délit.
 
Définition légale du viol
Depuis la loi du 23 décembre 1980, le viol est défini dans le Code Pénal : comme "tout acte de pénétration sexuelle" (c'est ce qui distingue le viol des autres agressions), "de quelque nature qu’il soit " (c'est à dire toute pénétration vaginale, anale, orale ou pénétration par les doigts ou par des objets), " commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ".
(Code Pénal art. 222-23 à 222-26)
Le viol est un crime.