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Notion
de domicile conjugale
La notion de domicile conjugal n’existe que dans le cadre
du mariage.
Si la mère souhaite que ses enfants vivent avec elle, elle
peut en cas de départ les emmener avec elle, exerçant
ainsi ses devoir de surveillance, d’éducation, et éventuellement
de protection.
La victime de violence peut, si elle engage une procédure
de divorce ou de séparation de corps déposer, avec
l’assistance d’un avocat une procédure de requête
d’urgence pour obtenir l’autorisation de résidence
séparée auprès du Juge aux Affaires Familiales.
Cette autorisation peut concerner également les enfants mineurs.
L’éviction du
conjoint violent
Des dispositions relatives à l’éviction du conjoint
violent (art.220-1 al.3 du code civil) sont applicables à
compter du 1er janvier 2005.
« Lorsque les violences
exercées par l’un des époux mettent en danger
son conjoint, un ou plusieurs enfants, le juge peut statuer sur
la résidence séparée des époux en précisant
lequel des deux continuera à résider dans le logement
conjugal ». Le texte précise que « sauf circonstances
particulières, la jouissance de ce logement est attribué
au conjoint qui n’est pas l’auteur des violences ».
Le juge peut également se prononcer « s’il y
a lieu sur les modalités d’exercice de l’autorité
parentale et sur la contribution aux charges du mariage ».
La procédure pourra être mise en œuvre sans qu’aucune
procédure de divorce ne soit engagée, néanmoins,
les dispositions prises dans ce cadre deviennent caduques, si à
l’expiration d’un délai de 4 mois à compter
de leur prononcé, aucune requête en divorce ou séparation
n’a été déposée.
IMPORTANT
: ces dispositions ne s’appliquent qu’aux couples mariés.
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Que vous soyez
pacsé ou que vous viviez en concubinage, il n’y a pas
de domicile conjugal, la victime peut donc quitter librement son
partenaire. Il convient cependant de saisir rapidement le Juge aux
affaires familiales pour fixer la résidence principale des
enfants, le droit de visite pour l’autre parent et une éventuelle
pension alimentaire.
Si la victime souhaite rompre un le PACS, elle doit informer son
partenaire de la rupture par « signification » délivrée
par huissier de justice.
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