EN FRANCE DES FEMMES TUEES EN SILENCE
La violence conjugale, depuis des millénaires,
est présente sur tous les continents de la planète.
C'est une violence ordinaire qui touche des hommes et des
femmes ordinaires, elle n'est pas l'apanage d'un groupe social,
économique ou culturel. La violence conjugale n'est
pas un héritage inéluctable, on ne naît
pas violent, on apprend à le devenir. L'histoire collective
et personnelle, la construction sociale, le poids d'une culture
patriarcale conduisent certains hommes à des comportements
sexistes et violents envers les femmes.
33 % des femmes tuées
par leur conjoint ont été poignardées,
selon une étude menée dans les années
90 à l'Institut médico-légal de Paris.
30 % ont été abattues par une arme à
feu;
20 % étranglées;
10 % rouées de coups;
Moyenne d'âge des victimes 45 ans.
La mort survient presque toujours dans un contexte de violence
durant depuis longtemps.
« Pourquoi tant de femmes périssent
en France sous les coups de leur conjoint ?
Une tous les deux jours cet été 2004. Leur nombre
est-il en hausse, comme l'affirment les associations, à
l'instar de l'Espagne, qui a connu une augmentation de 34
% entre 2002 et 2003 ?
Combien d'enfants meurent lors de ces drames "de couple"
? Personne ne peut le dire.
Contrairement à la plupart des pays occidentaux qui
tiennent le décompte de ces homicides, il n'existe
aucun organisme chargé de les comptabiliser ».
Libération - 9 septembre 2004