|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Qu’est-ce
que le concubinage ? |
C’est
une union de fait, concrétisée par une
vie commune stable et continue entre deux personnes
de sexe différent ou de même sexe, vivant
en couple. |
| Quel
est le statut du concubinage ? |
Il
n’en n’existe pas. Si la loi donne une définition
du concubinage, la situation des concubins n’est
pas organisée par la loi. Il s’agit donc
d’une situation de fait et non de droit. Seuls
quelques textes y font référence, par
exemple en matière de Sécurité
sociale. |
| Qu’est-ce
que le certificat de concubinage (ou déclaration
de vie maritale) ? |
C’est
un document qui n’a pas de valeur juridique mais
qui peut vous être utile pour obtenir certains
avantages.
Les mairies peuvent le délivrer mais elles n’y
sont nullement contraintes. Pour l’obtenir, vous
devez justifier de votre domicile et de votre identité.
Parfois, la présence de témoins sera exigée.
Le concubinage peut être prouvé par d’autres
moyens. Dans certains cas, une attestation sur l’honneur
suffit.
Renseignez-vous auprès de votre mairie
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Quels
sont les principaux régimes matrimoniaux ? |
- La
communauté d’acquêts
Tous les biens acquis ensemble ou séparément
par les époux à titre onéreux après
le mariage constituent un patrimoine commun qu’ils
se partageront à la dissolution du mariage.
- La séparation de biens
Chacun des époux conserve en propre ses biens,
y compris ceux qu’il a acquis après le
mariage, et les gère de façon autonome.
Il n’y a en principe pas de patrimoine commun
et donc pas de partage à la dissolution (sauf
pour les biens acquis en indivision). Ce régime
protège les intérêts familiaux lorsque
l’un des conjoints est par exemple commerçant
ou exerce une profession libérale. En revanche,
il peut être défavorable à la femme
au foyer qui n’a pas de revenus propres.
- La participation aux acquêts
Ce régime tient à la fois du régime
de communauté réduite aux acquêts
et du régime de séparation de biens. Pendant
le mariage, chacun des époux gère ses
biens en toute autonomie. A la dissolution, la liquidation
permettra à l’époux qui s’est
le moins enrichi de bénéficier de l’enrichissement
de l’autre.
- La communauté universelle
Elle comprend tous les biens des époux, meubles
ou immeubles, présents et à venir.
Lorsqu’il est assorti d’une clause d’attribution
intégrale de la communauté au conjoint
survivant, ce régime permet à ce dernier
de recueillir l’ensemble des biens sans payer
en principe de droit de succession.
Attention
: les futurs époux peuvent
adopter l’un de ces régimes que la loi
organise mais ils peuvent aussi modifier ou combiner
les différentes clauses pour organiser au mieux
leur propre situation. Pour toutes précisions
relatives au choix d’un régime matrimonial,
consultez un notaire
|
| A
quel régime matrimonial suis-je soumise ?
|
- Si
vous vous êtes mariée sans conclure un
contrat de mariage devant notaire et avant le 1er février
1966 : vous êtes soumise à l’ancien
régime légal de la communauté de
meubles et d’acquêts.
- Si vous vous êtes mariée sans conclure
un contrat de mariage devant notaire depuis le 1er février
1966 : c’est le régime de la communauté
d’acquêts, encore appelée «
communauté réduite aux acquêts »
qui s’applique.
- Si vous avez conclu un contrat devant notaire
avant votre mariage : vous dépendez du régime
conventionnel que ce contrat organise
|
| Quelles
sont les obligations du mariage ? |
En
vous mariant, vous contractez, l’un envers l’autre,
des obligations qui s’imposent à vous quel
que soit le régime matrimonial choisi :
Vous vous obligez mutuellement à une communauté
de vie et vous vous devez fidélité, secours
et assistance,
Vous devez ensemble élever et entretenir vos
enfants,
Vous êtes l’un et l’autre solidaires
du paiement des dettes que l’un de vous a contractées
pour l’entretien du ménage ou l’éducation
des enfants, sauf s’il s’agit de dépenses
manifestement excessives eu égard au train de
vie du ménage, à la bonne ou mauvaise
foi du créancier,
Vous devez ensemble contribuer aux charges du mariage
|
| Dans
le régime légal, les dettes contractées
par mon mari m’engagent-elles ? |
Oui,
vous êtes solidairement responsables du paiement
des dettes que l’un de vous a contractées
pour l’entretien du ménage (ex. : le loyer,
la nourriture) ou pour l’éducation des
enfants (ex. : les achats scolaires ou les frais de
transports). Pour ces dettes, les biens propres de chacun
comme les biens communs sont engagés.
Les autres dettes que votre mari peut contracter engagent
ses biens propres et l’ensemble des biens communs.
Toutefois, les gains et salaires de chacun des époux
sont protégés : ils ne pourront être
saisis que pour les dettes ménagères.
Si votre mari contracte un emprunt sans votre consentement,
seuls ses biens propres et ses revenus seront engagés.
Attention
: en cas de divorce, ces règles
continuent de s’appliquer pendant toute la durée
de la procédure.
|
| De
quoi se compose la communauté dans le régime
légal ? |
Elle
comprend les biens meubles (mobilier, fonds de commerce,
actions) ou immeubles (maison, appartement, terrain),
que vous avez acquis ensemble ou séparément
pendant le mariage.
Les biens que la femme a acquis seule par ses gains
et salaires, dans l’exercice d’une profession
séparée de celle de son mari, constituent
des biens communs.
Les revenus du travail de chacun des époux (gains
et salaires) sont aussi des biens communs.
Par contre, les biens propres d’un époux
sont les biens dont il était propriétaire
avant le mariage, ainsi que les biens qu’il reçoit
par succession, donation ou legs avant ou pendant le
mariage.
Pourtant, certains biens, achetés pendant
le mariage, ne tombent pas dans la communauté
et restent des biens propres :
En raison de leur nature ; ce
sont par exemple les vêtements de chacun des
époux,
En raison de l’origine des fonds utilisés
pour l’achat du bien. Par exemple, une maison
acquise par un époux à l’aide
de fonds issus d’une succession (c’est
un « emploi ») ; une maison acquise par
un époux et financée par le produit
de la vente d’un bien propre (c’est un
« remploi »).
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Que
dit la nouvelle loi sur le nom de famille ? |
Depuis
le 1er janvier 2005, les parents peuvent donner à
leur enfant né à partir de cette date,
le nom du père, de la mère, des deux accolés
dans l’ordre de leur choix. La loi impose un même
nom de famille pour tous les enfants d’une même
fratrie. En cas de conflit, le nom du père l’emportera.
Pour les enfants nés entre le 2 septembre 1990
et le 31 décembre 2004, les parents peuvent faire
une démarche conjointe devant l’officier
d’état civil avant le 30 juin 2006 pour
faire accoler en seconde position le nom du parent qui
n’a pas été transmis.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Je
suis créancière : quels sont mes recours
pour le recouvrement des pensions alimentaires et des
prestations compensatoires ? |
Il
existe différents types de recours en cas de
non-paiement des pensions alimentaires ou des prestations
compensatoires qui vous sont dues. Il s’agit notamment
du paiement direct et du recouvrement par l’organisme
débiteur des prestations familiales
|
| Comment
bénéficier du paiement direct ?
|
Pour
bénéficier du paiement direct, le créancier
doit s’adresser à un huissier de justice
du lieu de sa résidence, en fournissant la décision
judiciaire fixant la pension alimentaire ainsi que tout
renseignement complémentaire sur le débiteur
(identité, domicile, adresse de l’employeur,
immatriculation à la Sécurité sociale,
numéro de compte bancaire ou postal).
Si ces éléments font défaut, l’huissier
peut se faire communiquer par certains organismes (administrations
publiques, organismes de Sécurité sociale)
des renseignements, généralement couverts
par le secret professionnel, pour obtenir l’adresse
du débiteur, l’identité et l’adresse
de son employeur
|
| La
procédure de paiement direct est-elle coûteuse
? |
La
procédure de paiement direct est gratuite pour
le demandeur : aucune avance sur les frais ne peut lui
être demandée. La procédure est
à la charge du débiteur.
Si celui-ci ne peut être retrouvé ou si
le paiement direct ne peut être obtenu, les frais
d’huissier sont avancés par le Trésor
public.
|
| La
CAF peut elle m’aider en cas de non paiement de
la pension alimentaire? |
La CAF par le biais de l’allocation de soutien
familiale (ASF) peut vous aider lorsqu’une pension
n’est pas payée. L’ASF est versée
pour élever un enfant privé de l’aide
de l’un ou de ses deux parents.
Plusieurs cas de figure peuvent se présenter
:
-Vous avez la charge d’au
moins un enfant
-Si l’enfant est orphelin de père et/ou
de mère ou si son autre parent ne l’a
pas reconnu, vous avez droit automatiquement à
l’ASF.
-Si l’autre parent ne participe plus à
l’entretien de l’enfant depuis au moins
2 mois consécutifs, vous pouvez peut-être
avoir droit provisoirement à l’ASF pendant
4 mois. Durant ce délai, vous devez engager
une action auprès du juge aux affaires familiales
pour maintenir vos droits àl’ASF.
Attention
: l’ASF est supprimée
en cas de mariage, remariage, concubinage, PACS.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Qu’est-ce
que l’autorité parentale ? |
C’est
l’ensemble des droits et devoirs attribués
aux parents pour protéger leur enfant mineur
et assurer son éducation.
Elle comprend le droit et le devoir de garde, de surveillance,
d’éducation et, s’il y a lieu, la
gestion des biens de l’enfant (qui peuvent provenir
d’un héritage, d’une donation, de
dommages et intérêts en cas d’accident).
C’est aux parents de fixer la résidence
habituelle de leur enfant mineur, d’exiger qu’il
y demeure et de déterminer, le cas échéant,
les personnes auxquelles il peut être confié.
Les règles d’attribution de l’autorité
parentale diffèrent selon que la filiation de
votre enfant est légitime ou naturelle.
|
| Quels
sont les droits du parent qui n’exerce pas l’autorité
parentale ? |
Il
conserve le droit de surveillance et d’éducation
de l’enfant et doit être informé,
en conséquence, des choix importants relatifs
à la vie de ce dernier comme par exemple l’orientation
scolaire ou religieuse. Le juge aux affaires familiales
ne peut refuser un droit de visite et d’hébergement
que pour des motifs graves.
|
| Dans
quels cas l’autorité parentale peut-elle
être retirée ? |
Peuvent se voir retirer l’autorité parentale,
les père et mère qui :
-Sont condamnés, notamment pour un crime
ou un délit commis sur la personne de leur
enfant ou commis par leur enfant avec leur complicité.
Le jugement pénal doit expressément
prévoir le retrait de l’autorité
parentale,
-Par leur conduite (mauvais traitement, inconduite
notoire), mettent manifestement en danger la sécurité,
la santé ou la moralité de l’enfant,
-Se sont volontairement abstenus d’exercer
les attributs de l’autorité parentale
pendant plus de deux ans, lorsqu’une mesure
d’assistance éducative avait été
prise à l’égard de l’enfant.
Le retrait peut porter sur tous les attributs, tant
patrimoniaux (ex.: la gestion des biens de l’enfant)
que personnels (ex.: l’hébergement),
se rattachant à l’autorité parentale
(retrait total d’autorité parentale)
ou seulement sur certains d’entre eux (retrait
partiel d’autorité parentale) par requête
auprès du tribunal de grande instance.
Les parents conservent la possibilité
de recouvrer l’autorité parentale en justifiant
de circonstances nouvelles.
L’action est exercée soit par un membre
de la famille, soit par le tuteur de l’enfant,
soit enfin par le ministère public. Elle est
portée devant le tribunal de grande instance
du lieu où demeure le parent concerné
|
| Que
se passe-t-il en cas de décès des parents
? |
Si un des parents décède, l’autorité
parentale est attribuée en entier au parent
survivant. Celui-ci sera néanmoins soumis au
contrôle judiciaire du juge des tutelles.
Si les deux parents décèdent ou si le
parent survivant n’a pas reconnu l’enfant
ou s’il n’est pas co-titulaire de l’autorité
parentale, il y a ouverture d’une tutelle. Le
juge des tutelles convoque alors un conseil de famille
qui désigne un tuteur
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
GROSSESSE
ET VIE PROFESSIONNELLE |
| Quand
dois-je déclarer ma grossesse à mon employeur
? |
Aucun délai n’est prévu pour
l’informer et vous ne pouvez pas être
sanctionnée pour l’avoir cachée.
Cependant, avant de prendre votre congé de
maternité, vous devez l’avertir du motif
de votre absence et de la date à laquelle vous
entendez reprendre votre travail, par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception.
Vous devez également lui adresser, par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception,
ou lui remettre en mains propres contre décharge,
un certificat médical attestant :
-Soit votre état de grossesse et la date
présumée de l’accouchement,
-Soit votre état pathologique et sa durée
prévisible.
Aucun délai n’est exigé
pour accomplir ces formalités.
En cas d’adoption, vous devez avertir l’employeur
du motif de votre absence et de la date à laquelle
vous entendez reprendre votre travail, par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception
|
| Mon
employeur peut-il me licencier ? |
Non, pendant la période de grossesse le licenciement
est impossible sauf pour une faute grave non liée
à votre état (exemple : comportement
injurieux, grave négligence) ou en cas d’impossibilité
de maintenir votre contrat de travail pour une raison
étrangère à votre grossesse (exemple
: fermeture de l’entreprise, suppression d’un
service).
Dans tous les cas, le licenciement ne peut pas prendre
effet pendant le congé de maternité,
même s’il a été notifié
avant.
|
| Je
suis titulaire d’un contrat de travail à
durée déterminée, comment suis-je
protégée ? |
La protection contre le licenciement dont vous bénéficiez
jusqu’à votre départ en congé
de maternité est identique à celle dont
bénéficient les titulaires d’un
contrat à durée indéterminée.
Ces dispositions ne font pas obstacle à l’arrivée
du terme normal du contrat à durée déterminée.
Par ailleurs, le non renouvellement du contrat, si
celui-ci contient une clause de renouvellement, ne
doit pas être dû à votre état
de grossesse.
|
| Que
faire en cas de licenciement irrégulier ? |
Vous disposez d’un délai de quinze jours
à compter de la notification de votre licenciement
pour adresser à votre employeur, par lettre
recommandée avec demande d’avis de réception,
un certificat médical attestant votre état.
L’envoi de ce certificat a pour effet d’annuler
le licenciement si vous respectez le délai.
Le licenciement peut également être annulé
si l’employeur a eu connaissance de votre grossesse.
Si l’employeur ne vous réintègre
pas, vous pouvez saisir le Conseil de Prud’hommes.
En cas d’adoption, pour bénéficier
de la protection contre le licenciement, vous devez,
dans les quinze jours à compter de sa notification,
envoyer à votre employeur, par lettre recommandée
avec demande d’avis de réception, une
attestation justifiant l’arrivée à
votre foyer, dans un délai de quinze jours,
d’un enfant placé en vue de son adoption.
Cette attestation est délivrée par le
Service départemental d’aide sociale
à l’enfance ou l’organisme autorisé
pour l’adoption qui procède au placement
|
| En
cas d’accouchement prématuré ou tardif,
la durée du congé de maternité est-elle
modifiée ? |
En cas d’accouchement prématuré,
la durée totale du congé légal
n’est pas modifiée.
En cas d’accouchement tardif, la durée
du congé postnatal n’est pas modifiée.
La durée totale du congé de maternité
est donc allongée.
|
| Existe-t-il
un congé spécifique pour le père
? |
Oui, quelle que soit son ancienneté dans l’entreprise,
il peut bénéficier, sur justificatif,
de trois jours rémunérés pour
chaque naissance survenue à son foyer ou pour
l’arrivée au foyer d’un enfant
placé en vue de son adoption.
Attention
: Le père peut bénéficier
d’un congé de paternité de onze
jours pour un enfant unique, de dix-huit jours pour
les naissances multiples. Ce congé doit être
pris dans un délai de quatre mois à
compter de la naissance. Il est cumulable avec le
congé de naissance de trois jours. Le salarié
doit avertir son employeur un mois avant la prise
effective du congé, celui-ci ne peut refuser.
Des indemnités journalières équivalentes
à celles allouées à une salariée
en congé maternité lui sont versées.
Les conventions ou accords collectifs peuvent prévoir
un maintien total ou partiel du salaire. Ces mêmes
dispositions sont applicables en cas d’adoption.
|
| Existe-t-il
des règles particulières concernant la démission
pendant la grossesse ? |
Oui, dès que votre grossesse est apparente,
vous pouvez démissionner de votre emploi sans
avoir de préavis à effectuer et sans
avoir à payer une indemnité de rupture.
|
| Un
salarié dont la femme vient d’accoucher veut
démissionner sans donner de préavis. En
a-t-il le droit ? |
Oui. Comme la mère, le père peut rompre
son contrat pour élever son enfant. Sa demande
doit être faîte par lettre recommandée
dans les deux mois suivant la naissance de l’enfant
(art.L.122-8 du code du travail).
Cette formalité est réputée accomplie
au jour de l’expédition de la lettre
recommandée (art.L.122-28 et R.122-11 al.2
du même code).
Le respect de cette formalité permet aussi
au salarié de ne pas payer une indemnité
de rupture à son employeur.
|
|
| Qu’est-ce
qu’une démission ? |
C’est le moyen par lequel vous pouvez mettre
fin au contrat de travail à durée indéterminée
qui vous lie à votre employeur. La démission
est un droit ; elle n’a pas à être
acceptée par votre employeur.
|
| Comment
démissionner ? |
La loi ne prévoit pas de formalités
particulières. Vous devez montrer clairement
et sans ambiguïté votre volonté
de démissionner. La convention ou l’accord
collectif peut vous imposer des dispositions spécifiques.
Dans tous les cas, il est préférable
d’avertir votre employeur par lettre recommandée
avec demande d'avis de réception.
|
| Quelles
sont les suites de ma démission ? |
Vous pouvez avoir un préavis à respecter.
La durée du préavis peut être
fixée par votre convention collective ou les
usages pratiqués dans votre profession et dans
la localité où vous l’exercez.
Une indemnité compensatrice de congés
payés peut éventuellement vous être
versée (congés acquis et non pris).
De plus, votre employeur doit tenir à votre
disposition un certificat de travail et vous délivrer
une attestation Assedic.
Attention
: la démission n’ouvre
pas droit aux allocations de chômage (sauf exceptions).
|
|
| Qu’est-ce
qu’un licenciement ? |
C’est l’acte par lequel votre employeur
peut rompre votre contrat de travail à durée
indéterminée, une fois passée
la période d’essai.
Pour vous licencier, votre employeur doit justifier
d’un motif réel et sérieux et
respecter un certain nombre de règles.
Un motif réel et sérieux est un motif
qui :
-Existe véritablement et est exact,
-Présente une gravité suffisante
|
| Quel
motif peut justifier un licenciement ? |
- La faute
Il n’existe pas de définition légale
de la faute ; cependant, il existe des degrés
dans la hiérarchie des fautes.
-La faute légère
: elle ne constitue pas une cause sérieuse
pouvant justifier un licenciement,
-La faute sérieuse : elle est suffisamment
importante pour justifier un licenciement,
-La faute grave : elle rend impossible le maintien
de votre contrat de travail et justifie sa rupture
immédiate. Elle supprime vos droits au préavis
et à l’indemnité de licenciement,
-La faute lourde : c’est la faute la plus importante
que vous puissiez commettre. Elle est d’une
exceptionnelle gravité et manifeste votre intention
de nuire à l’entreprise. Elle a les mêmes
conséquences que la faute grave et supprime
en plus vos droits à une indemnité compensatrice
de congés payés.
- Les motifs autres que la faute :
-un motif qui tient à votre
personne sans faute de votre part (à condition
de reposer sur des faits précis et objectifs)
:
-une insuffisance professionnelle,
-une incompatibilité d’humeur,
-une perte de confiance…
-un licenciement pour motif économique. C’est
un licenciement pour un ou plusieurs motifs ne tenant
pas au salarié, résultant d’une
suppression ou transformation d’emploi ou d’une
modification substantielle du contrat de travail consécutif,
notamment, à des difficultés économiques
ou à des mutations technologiques. Le licenciement
économique peut être individuel ou collectif
|
| Quelles
sont les conditions pour être indemnisée
par l’Assedic ? |
Pour être indemnisée par l’Assedic,
vous devez :
-Etre involontairement privée de votre emploi,
notamment :
-Avoir été licenciée,
-Être arrivée au terme d’un contrat
à durée déterminée ou
d’une mission d’intérim,
-Justifier d’une période
d’affiliation minimale,
-Faire un certain nombre de démarches, c’est-à-dire
:
-vous inscrire comme demandeuse d’emploi à
l’ASSEDIC où vous signez un PARE (Plan
d’aide au retour), puis à l’ANPE
où l’on vous propose un PAP (Projet d’Action
Personnalisé),
-faire des actes positifs de recherche d’emploi,
-Etre apte physiquement à l’exercice d’un
emploi,
-Etre âgée de moins de soixante ans ou
de moins de soixante-cinq ans si vous ne justifiez pas
du nombre de trimestres donnant droit à une pension
de retraite au taux plein.
La durée de versement des allocations de chômage
est fonction, d’une part, de votre durée
d’affiliation au régime d’assurance
chômage avant la fin de votre contrat de travail,
d’autre part de votre âge.
Attention :
Les demandeurs d’emploi de moins de soixante ans
ayant cotisé quarante ans à l’assurance
vieillesse peuvent bénéficier d’une
« Allocation équivalent retraite »
lorsque ceux-ci ont épuisé leurs droits
à l’allocation d’assurance chômage
ou si celle-ci n’atteint pas un certain plafond
de ressource. |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Qui
doit établir la déclaration des revenus
? |
Toute personne physique, passible de l’impôt
sur le revenu, est tenue de souscrire une déclaration
de ses revenus.
- Vous êtes mariée
: vous devez signer conjointement avec votre mari
la déclaration des revenus de votre foyer.
Si le mariage a eu lieu dans l’année,
vous ferez chacun une déclaration pour la période
allant du 1er janvier à la date du mariage
et une déclaration commune de la date du mariage
au 31 décembre.
- Vous êtes séparée de votre
mari : chacun des époux peut souscrire une
déclaration personnelle si l’un d’entre
eux a abandonné le domicile conjugal et que
chaque époux dispose de revenus distincts.
- Vous avez divorcé ou vous êtes
séparée de corps dans l’année
: vous devez déclarer conjointement avec votre
mari vos revenus jusqu’à la date de la
séparation effective. Chacun de vous déclare
séparément ses revenus pour la période
allant de la séparation au 31 décembre
de l’année d’imposition.
- Vous avez conclu un PACS (pacte civil de solidarité)
: vous déclarez vos revenus en commun à
compter du troisième anniversaire du PACS.
- Vous vivez en concubinage : chacun déclare
séparément ses revenus.
Attention
: en cas de décès, les
héritiers doivent déclarer les revenus
du défunt dans les six mois suivant le décès.
|
| Puis-je
être poursuivie pour le paiement d’impôts
communs ? |
Oui,
vous et votre mari êtes tenus solidairement au
paiement de l’impôt sur le revenu, quel
que soit votre régime matrimonial.
Cependant, si vous êtes poursuivie pour le paiement
d’impôts communs, vous pouvez demander,
pour des circonstances exceptionnelles, une remise totale
ou partielle de cette dette. Pour cela, vous devez vous
adresser à votre centre des impôts.
|
| Les
frais de garde de mes enfants peuvent-ils être déduits
de mes impôts ? |
Oui, pour vos enfants âgés de moins
de six ans au 31 décembre de l’année
d’imposition, si vous êtes :
-Célibataire, veuve, divorcée ou séparée,
si vous avez des revenus professionnels.
-Mariée, et que vous et votre mari justifiez
chacun d’un emploi au moins à mi-temps
ou que vous ne pouvez exercer une activité
professionnelle du fait d’une longue maladie
ou de la poursuite d’études supérieures.
Dans une certaine limite, la réduction d’impôt
porte sur les dépenses effectivement engagées
pour la garde des enfants. Vous devez donc indiquer
sur votre déclaration le montant exact des
frais de garde, le nom et l’adresse de l’assistante
maternelle, la crèche publique ou privée
à qui vous avez payé cette somme
|
| A
quels documents fiscaux ai-je accès ?
|
Si vous êtes mariée, vous pouvez demander
au service des impôts, pour la période
d’imposition commune, à avoir communication
des documents produits par votre mari, du montant
des revenus imposables et de l’impôt dû.
Par ailleurs, toute personne peut prendre connaissance
du montant des impôts d’une autre personne
de la même circonscription en s’adressant
à la direction des services fiscaux dont elle
dépend.
|
| Dois-je
payer la taxe d’habitation ? |
Oui, si vous disposez d’une habitation meublée
à titre privatif, que vous en soyez la locataire,
la propriétaire ou l’occupante à
titre gratuit.
|
| Puis-je
bénéficier d’abattements, exonérations
ou allégements ? |
Oui, sous certaines conditions d’occupation
du logement :
-Vous bénéficierez d’abattements
pour charges de famille si vous avez à charge
vos ascendants, vos enfants célibataires ou
mariés,
-Vous bénéficierez d’exonération
si vous êtes titulaire du RMI (revenu minimum
d’insertion), ou des allocations supplémentaires
versées par le Fonds de solidarité de
vieillesse et le Fonds spécial d’invalidité,
-Vous bénéficierez également
d’exonération si, vos ressources ne dépassant
pas un certain montant, vous êtes dans l’une
des situations suivantes :
-Âgée de plus de
soixante ans,
-Veuve,
-Titulaire de l’allocation aux adultes handicapés
-Handicapée ne pouvant subvenir à ses
besoins par le travail,
-Vous bénéficierez d’allégements
si vous disposez de faibles revenus l’année
précédant celle de l’imposition
à la taxe d’habitation.
|
| Qui
doit payer la taxe foncière ? |
Tout propriétaire ou usufruitier d’un
logement
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Un
bail écrit est-il obligatoire ? |
Oui, le bail est un contrat qui
règle les rapports entre propriétaire
et locataire.
Il doit être écrit et préciser
:
-Le nom ou
la dénomination du bailleur et son domicile
ou son siège social,
-La date de prise d’effet et la durée,
-La consistance et la destination de la chose louée,
-La désignation des locaux et équipements
d’usage privatif,
-L’énumération des parties d’usage
commun,
-Les montants, modalités de paiement et révision
du loyer,
-Le montant de l’éventuel dépôt
de garantie.
|
| Faut-il
faire un état des lieux ? |
Oui,
vous avez intérêt à en établir
un lors de la remise des clés et de leur restitution.
Il peut être établi contradictoirement
avec le bailleur ou dressé par un huissier .
Dans ce cas, les frais sont partagés par moitié.
Si l’état des lieux n’a pas été
fait, vous êtes présumée avoir reçu
le logement en bon état.
Toutefois, cette présomption ne peut être
invoquée par le propriétaire si c’est
lui qui a fait obstacle à l’établissement
de l’état des lieux.
|
| Quelles
charges dois-je payer ? |
Les charges sont distinctes du loyer. Elles sont
réparties en trois catégories :
-Les services liés au logement (par exemple,
l’ascenseur),
-Les dépenses d’entretien courant et
les menues réparations des parties communes
(par exemple, l’électricité
des parties communes),
-Les taxes correspondant à des services dont
le locataire bénéficie (par exemple,
l’enlèvement des ordures ménagères).
Sachez que le droit au bail a été
supprimé depuis le 1er janvier 2001.
La liste des charges est fixée
par décret. On ne peut en imposer de supplémentaires
au locataire. Leur paiement peut donner lieu au versement
de provisions, en ce cas, une régularisation
annuelle sera nécessaire
|
| Quand
puis-je donner congé ? |
A tout moment, en respectant un délai de préavis
de trois mois.
Toutefois, votre préavis peut être d’un
mois seulement en cas de mutation, de perte d’emploi
ou de nouvel emploi consécutif à une
perte d’emploi. Le délai est également
d’un mois pour les locataires âgés
de plus de soixante ans dont l’état de
santé justifie un changement de domicile.
Vous pouvez également réduire la durée
du préavis en accord avec le propriétaire.
Mais dans ce cas, prenez la précaution d’établir
cet accord par écrit.
Pour donner congé, vous devez envoyer une lettre
recommandée avec demande d’avis de réception
|
| Que
faire si je ne peux pas payer mon loyer ? |
Vous pouvez essayer d’obtenir un arrangement
amiable avec votre propriétaire, en lui proposant
par exemple un paiement échelonné.
Si votre bail comprend une clause résolutoire
qui prévoit la résiliation de plein
droit de votre contrat de location en cas de non-paiement
du loyer ou des charges, vous pouvez saisir le juge
d’instance pour obtenir des délais de
paiement (vingt quatre mois maximum). Il faudra le
faire dans les deux mois qui suivront la remise d’un
commandement de payer délivré par un
huissier. Le commandement de payer doit indiquer la
possibilité que vous avez de saisir le Fonds
de solidarité du logement et également
en préciser l’adresse.
Si votre bail ne contient pas cette clause de résiliation
en cas de non-paiement du loyer ou des charges, le
propriétaire doit s’adresser au tribunal
d’instance pour obtenir la résiliation
du bail et l’expulsion. Vous pouvez, de votre
côté, demander au juge de vous accorder
un délai.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Quand
peut-on dire que je suis surendettée ? |
Lorsque vous commencez à avoir des difficultés
pour rembourser vos emprunts (crédit immobilier
ou à la consommation), pour payer votre loyer,
vos factures (EDF, téléphone, par exemple).
Lorsque vous avez des découverts bancaires,
du fait d’une augmentation de vos dettes ou
d’une baisse de vos revenus.
|
| Quelles
solutions puis-je envisager ? |
Si
vos difficultés sont temporaires : contactez
vos créanciers pour leur exposer votre problème
et leur demander de vous accorder des délais.
Vous pouvez peut-être mettre en œuvre les
assurances que vous avez éventuellement souscrites
dans le cadre de certains emprunts. Etudiez vos contrats
pour vous en connaître le détail.
Si vos difficultés sont durables : surtout ne
contractez pas d’autres crédits pour rembourser
vos dettes ; essayez plutôt de contacter vos créanciers
pour les rééchelonner.
Si aucune solution n’est trouvée, vous
pouvez saisir la Commission de surendettement de votre
département.
|
| Qu'est-ce
que le « reste à vivre » ?
|
C'est la somme minimale qui restera à votre
disposition pour faire face à vos dépenses
courantes. Le secrétariat de la Commission
la fixera avec vous.
Cette part de ressources qui restera à votre
disposition ne pourra être inférieure
au RMI (revenu minimum d’insertion) et sera
en principe déterminée par référence
à la quotité saisissable des salaires.
Pendant toute la négociation du plan, vous
devez répondre aux demandes du secrétariat
de la Commission et aller chercher toutes les lettres
recommandées qui vous sont envoyées.
Vous pourrez être entendue par la Commission
à votre demande.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Qu’est-ce
que le revenu minimum d’insertion (RMI) ? |
C’est une allocation qui vous garantit un minimum
de ressources mensuelles (variable selon la composition
du foyer) et un accès à des actions
d’insertion sociale et/ou professionnelle
|
| Sous
quelles conditions pouvez-vous bénéficier
du RMI ? |
-Avoir au moins vingt-cinq ans (sauf si vous avez
la charge d’au moins un enfant né ou
à naître),
-Avoir des ressources mensuelles inférieures
au montant du revenu minimum d’insertion,
-Vous engager à participer à des actions
ou activités nécessaires à
votre insertion sociale et/ou professionnelle,
-Résider en France et justifier de la régularité
de votre séjour si vous êtes de nationalité
étrangère.
La demande d’allocation est
à faire notamment auprès du Centre communal
ou intercommunal d’action sociale de votre domicile
ou d’associations ou organismes à but non
lucratif agréés à cet effet.
C’est le préfet qui décide de l’attribution
de l’allocation et de la durée de son versement.
C’est la Caisse d’allocations familiales
qui est chargée de verser le RMI chaque mois.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
| |
|
| Qu’est
ce que l’allocation de parent isolé (API)
et sous quelles conditions pouvez-vous bénéficier
de l’API? |
Si vous vivez seule avec au moins de moins de 3 ans
(ou à naître) et que vos ressources sont
très faibles, l’API vous peut vous garantir
un minimum de revenus.
Pour en bénéficier, vous devez :
-être enceinte ou avoir un enfant de moins
vivre seule de 3ans
-la moyenne de vos ressources pendant les 3 derniers
mois ne doit pas dépasser le montant maximum
de l’API (707.19€ pour un parent avec
un enfant).
Le montant de l’API n’est pas le même
pour tous. Vous recevrez la différence entre
la moyenne mensuelle de vos ressources et le montant
de l’API.
Renseigner auprès de la CAF ou de l’assistante
sociale de votre secteur.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|